0 + 0 = La tête à Toto.

Publié le 1 Juillet 2014

Eh oui, vous avez bien lu.

Cette gaminerie est la triste réalité à laquelle nous sommes confrontés, nous qui percevons (doit-on dire "percevions" ?) le différentiel, même modeste. Car voici ce qui ressort de la Commission paritaire du 24 Juin dernier.

    En application du Protocole d’Accord du 24/12/1993 relatif aux régimes de retraite complémentaire et de prévoyance des personnels Sécu – article 14 – une Commission paritaire du système différentiel prend la décision, chaque année, de revaloriser la pension différentielle servie au titres des articles 9, 10, 11 et 13 de ce protocole d'accord. Cette Commission décide, chaque année, de la revalorisation à opérer, en respectant l’équilibre financier du système différentiel, et en tenant compte des projections actuarielles réalisées de 3 ans en 3 ans.

    L’UCANSS, qui a donc réalisé, via un Cabinet d’actuaires, les projections pour les prochaines années, a transmis une étude bâtie sur des données constatées (fichiers Mederic) mais aussi sur des hypothèses d’évolution (notamment un « basculement démographique puissant » qui ferait passer le nombre de bénéficiaires d’environ 80.000 à fin 2013 à un maximum de 111.000 vers 2022 avec pour conséquence une charge totale – hors revalorisation – qui culminerait vers 2017…avant de se réduire régulièrement pour s’éteindre vers 2060).
    Selon les projections actuarielles soumises aux représentants des Fédérations, le volume des dépenses du système différentiel va d’abord augmenter, même hors revalorisation, avant de se résorber lentement à partir de 2018.

Conclusion de l’étude :
-    A long terme, les recettes couvriront largement les dépenses
-    ….mais la situation apparaît plus délicate à court-moyen terme, avec un déficit cumulé, hors revalorisation, atteignant 26,5 M€ au début de 2022.

Moyennant quoi, la proposition (sic !) de l’Employeur, lâchée en fin de réunion, est de ne pas proposer de revalorisation pour  des prestations du système différentiel.

    Les Fédérations ont, bien entendu, opposé toute une série d’arguments à un positionnement qui ne surprend pas, à partir du moment où les partenaires sociaux ont, par ailleurs, décidé le gel de la valeur du point pour les régimes complémentaires AGIRC-ARRCO.

Les arguments opposés sont les suivants :
-    Vision posant une situation potentiellement alarmante mais avec des résultats constatés positifs,
-    baisse continue du montant moyen des rentes servies au titre du différentiel,
-   progression continue du niveau des réserves financières qui représentent le quart du budget,
-   abondement par les Caisses Nationales en cas de difficulté, dans la mesure où ce régime n’a pas la possibilité de recourir à l’emprunt, mais considérant qu’il ne s’agit pas non plus d’une sur-complémentaire devant être financée par les retraités…..

Et voilà, la messe est dite. Comme disait Coluche "circulez, y a rien à voir".

Sauf que notre impression d'arnaque perdure. L'an dernier : 0,487 % (il faut déjà le calculer, ça !) et cette année, rien. La belle moyenne !!!!

Alors, mes amis, pour conserver l'espoir d'une hypothétique revalorisation, choisissez : 2017, 2018, 2022, 2060 ?

Mais dites donc, il ne manquerait pas 2015 et 2016, dans ce compte ?

Et quoi, maigrissons encore ? Il y a tellement de gras à enlever ?

On va voir, l'an prochain, si on peut encore tondre l'oeuf..........

Allez, courage, que cela ne vous empêche pas de passer un bon été. Et soyez prudents si vous prenez la route.

 

A bientôt sur de nouvelles pages .......................
 

Rédigé par ufr-pse-cftc

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