PLUS ON S'ELOIGNE ET PLUS ON SE RAPPROCHE !

Publié le 29 Juin 2015

Paradoxal comme situation, non ?

L'UFR/CFTC/PSE vous en avait informés, les négociations concernant les retraites complémentaires auraient dû aboutir en Juin.

Hélas, les positions des uns et des autres ont été jugées "trop éloignées" pour finaliser un accord entre les partenaires sociaux (Patronat et Syndicats)

Dans ces conditions la négociation va se poursuivre en automne par une réunion "très lointaine" le 16 octobre, après des bilatérales en juillet et en septembre.


Malgré une "volonté partagée d'aboutir à un accord", les "conditions n'étaient pas réunies" lundi pour "trouver une solution pour assurer la pérennité" des régimes Agirc (cadres) et Arrco (tous les salariés), a confirmé le négociateur du Medef, Claude Tendil.


Refusant toujours d'augmenter les cotisations patronales, comme le réclament les syndicats, M.Tendil a réaffirmé que le sujet n'était "pas tabou" mais que la conjoncture n'était pas favorable.


Il a également défendu le principe d'une décote dégressive et temporaire sur les pensions pour les départs avant 65 ans, agitant l'épouvantail d'une baisse définitive des pensions à l'horizon 2018, date à laquelle est prévu l'épuisement des réserves de l'Agirc, si aucune mesure n'est prise.


"En 2018, l'Agirc distribuera ce qui rentre. On aura une décote pour tous les retraités, ad vitam aeternam", prévient-il, évoquant un choix entre "une décote pilotée" ou "une décote subie".


Selon les propositions du Medef, à partir de 2019, un salarié arrêtant de travailler à 62 ans se verrait appliquer une décote de 30% la première année, de 20% la suivante et de 10% à 64 ans. Il bénéficierait d'une retraite à taux plein à 65 ans.
Objectif: "inciter les salariés à travailler un an ou deux de plus", a rappelé M. Tendil, et économiser 1,8 milliard d'euros d'ici à 2020.

La CFTC se montre ouverte à des taux ne dépassant pas respectivement 10 et 5%, et à condition que le patronat "fasse des efforts".


Le troisième pierre d'achoppement réside dans la fusion des régimes Agirc-Arrco, à laquelle s'opposent la CGT et la CFE-CGC.
Un groupe de travail sur le pilotage des deux régimes se penchera sur la question d'ici au 16 octobre.


- Et s'il n'y a pas d'accord le 16 octobre ? -


Compte tenu de ces blocages, les partenaires sociaux n'excluent pas de pousuivre la négociation au-delà de cette date.
Difficile pour le patronat de "vendre" des mesures douloureuses pour les retraités et futurs retraités "sans le moindre petit geste des entreprises", a résumé Serge Lavagna.
Outre des décotes temporaires, le patronat propose une sous-indexation des pensions par rapport à l'inflation de 1,5 point, ou encore une proratisation de la pension de réversion (versée aux veuves) en fonction des années de mariage.

En tout, 6,9 milliards d'euros d'économies sont ainsi espérées à l'horizon 2020.


Les deux tiers des Français se disent opposés à un nouveau report de l'âge légal, même s'ils sont massivement inquiets (92%) pour l'avenir des retraites, selon un sondage publié lundi.

Donc, vous le voyez, plus on s'éloigne de la date prévue au départ, plus on se rapproche d'un accord possible. Espoir, quand tu nous tiens !!!!!!!!

 

A bientôt sur de nouvelles pages...........................
 

Rédigé par ufr-pse-cftc

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