COUCOU LE REVOILOU !

Publié le 26 Juillet 2012

Qui ça, direz-vous?

Eh bien le dossier "dépassements d'honoraires", bien sûr.

Revoilà donc le serpent de mer.

Ce n'est pas celui du Loch Ness, mais il y a gros à parier que ce n'est pas la dernière fois non plus, qu'on en parle.

Souvenez-vous !

En Juin 2009, la ministre de la santé de l'époque, Mme BACHELOT, s'engageait fermement aux côtés de la Mutualité Française pour mettre un terme à ces pratiques.

Et nous revoilà, tois ans plus tard, presque date pour date, devant le même chantier. Il faut croire que cela devient une occupation estivale pour nos ministres, que de se préoccuper de ce sujet à ce moment là.

Et qu'est ce qui a été fait depuis 2009 ?

Je vous laisse le soin de répondre.

Avez-vous remarqué, si la perception de dépassement d'honoraires a diminué, en nombre ou en montant?

Avez-vous entendu dire que les quelques praticiens qui s'adonnent à ces dépassements les ont diminué de 30 %, par exemple, ce qui pourrait être un effet de mode?

Avez-vous constaté si les populations les plus fragiles, telles que certains retraités, ou des salariés mal payés, sans complémentaire santé, ne sont plus les "otages" de diktats prononcés par certains professionnels de santé?

J'ai bien peur que NON, hélas.

Une concertation vient d'être lancée et doit se tenir jusqu'en Ocobre prochain.

A partir de quel montant s'agit-il de tarifs abusifs?

Pourquoi certains prennent-ils en référence le remboursement de la complémentaire santé, pour fixer le dépassement demandé?

Certains professionnels de santé sont sûrs de leur bon droit, pensent appliquer ces dispositions "avec tact et mesure", comme le stipule le code de la Sécurité Sociale, ou que leur talent, leur notoriété leur permettent ce que les "clients" (patients?) jugent exagéré.

Si les mutuelles n'avaient pas à prendre en charge tout ou partie de ces montants, ne pourraient-elles pas diminuer leurs tarifs et être ainsi plus abordables à davantage de personnes?

Il faut croire en l'avenir, mais je suis sceptique sur la bonne volonté des professionnels de santé visant à une réduction, au mieux, ou à une éradication (au pire pour eux, au mieux pour les consommateurs) de ces pratiques

Pour l'instant, il n'est pas apparu que la concertation associe les partenaires sociaux. Et pourtant, qui est mieux placé pour défendre le pouvoir d'achat des salariés et des retraités?

La CFTC doit se faire le porte parole des personnes fragilisées par la maladie et/ou l'âge.

En tout état de cause, nous, retraités CFTC de la Protection Sociale et de l'Emploi, serons très attentifs à la suite donnée à ce dossier.

 

 

A bientôt sur de nouvelles pages....................

 

 

Rédigé par ufr-pse-cftc

Repost 0
Commenter cet article